Macron : son allocution et ses deux alliances 

Emmanuel Macron : pourquoi le chef de l’État porte-t-il deux alliances ?

Ce samedi 31 décembre, à 20 heures, Emmanuel Macron adresse ses vœux aux Français pour 2023. À chacune de ses apparitions, le président de la République porte deux alliances. On vous dit pourquoi.

Guerre en Ukraine, crise énergétique, retraites… Ce samedi 31 décembre, Emmanuel Macron répondra sans doute aux inquiétudes des Français lors des traditionnels vœux présidentiels en vue de l’année à venir. Une allocution scrutée par ses opposants, mais aussi par les téléspectateurs à qui aucun détail n’échappe, à commencer par l’apparence du président de la République et ses symboliques bijoux. Pour rappel, lors du traditionnel débat de l’entre-deux-tours de la présidentielle face à Marine Le Pen, le 20 avril dernier, certains s’étaient interrogés sur les deux alliances qu’il porte constamment à ses doigts, comme son épouse.

Dans son livre Le Tout-politique 2022 (disponible aux éditions Archipel), le journaliste Jean-Louis Beaucarnot expliquait : “Emmanuel Macron porte deux alliancesL’une, Brigitte lui a passé au doigt le jour de leur mariage. » Quant au second anneau : « Elle lui a offert avant un voyage de plusieurs mois au Nigeria, lorsqu’il était étudiant. » « C’est la première fois que nous étions séparés aussi longtemps, six mois », confirmait la Première dame à l’auteure Anne Fulda, dans son ouvrage Emmanuel Macron, un jeune homme si parfait (aux éditions Plon).

Emmanuel Macron : son père s’exprime sur sa vie sentimentale

Lors d’un entretien accordé à L’Alsace, le mardi 19 avril dernier, Jean-Michel Macron s’était épanché sur la relation entre son fils et son ancienne professeure de théâtre. Après avoir balayé les fausses rumeurs qui accablent Emmanuel Macron, il se confiait sur les prémices de cette histoire d’amour, aujourd’hui, connue de tous les Français. « Quand on est un homme, on estime aujourd’hui que les adolescents de 17 ans font ce qu’ils veulent. Ça les regarde », avait-il d’abord assuré, avant de préciser au sujet de la relation amoureuse du président et Brigitte Macron : « ​​Simplement, c’était peut-être précoce. Mais bon, sur le fond… La suite a d’ailleurs montré que c’était quelque chose de solide.« 

Réforme des retraites, coupures d’électricité, prix de l’énergie… Ce qu’il faut retenir des premiers « vœux aux Français » de « Macron 2 »

Le président de la République s’est exprimé durant près de vingt minutes ce samedi soir.

Les sixièmes de sa présidence, mais les premiers de son second quinquennat. Ce samedi soir, à 20 heures, Emmanuel Macron a une nouvelle fois eu «le privilège» de prononcer ses traditionnels «vœux aux Français», assis devant la bibliothèque personnelle de son bureau d’angle, à l’Élysée. L’allocution, enregistrée dans les conditions du direct en début de soirée, a duré près de 20 minutes. Exactement comme cela avait déjà été le cas en 2017, ce qu’il avait à l’époque lui-même jugé «trop long».

Réélu il y a huit mois, avant que les Français ne le sanctionnent d’une majorité relative au printemps, le chef de l’État avait à cœur de délivrer un message de confiance et d’optimisme, au sortir d’une année marquée par «d’inimaginables défis», comme la guerre en Ukraine et ses conséquences sur le territoire. «Les cérémonies de vœux ont ceci de singulier qu’elles obligent à parler d’un futur qu’en vérité on ne connaît pas», a-t-il ensuite relevé, avant de se livrer à l’habituel exercice du «bilan et perspectives».

Un «impératif d’unité» pour ne pas céder à «l’esprit de division»

Il a attaqué ses détracteurs d’entrée de jeu. Dès les premiers mots de son discours, Emmanuel Macron a appelé à «affronter, avec nos forces et nos faiblesses», les tourments qui ne manqueront sans doute pas dans les douze mois à venir. Et à le faire «autant que possible, en pays uni et solidaire». Un «impératif d’unité» qui vise selon lui à résister à «la tentation de l’esprit de défaite» et à «l’esprit de division qui nous presse de toute part». «Si nous y cédions, nous n’aurions à peu près aucune chance de nous en sortir», a-t-il résumé, en veillant toutefois à ne pas citer les adversaires ciblés par cette charge.

Il est «entre nos mains» d’éviter «les coupures d’électricité» cet hiver

C’est l’une des craintes pour l’hiver. Alors que la clémence de la météo a permis jusqu’ici de limiter la consommation en gaz et en électricité, des éventuels «délestages» ciblés ne sont toujours pas exclus dans les prochaines semaines. «Aura-t-on des coupures d’électricité ?», a ainsi interrogé le président de la République. Avant de détailler les conditions qui permettront d’éviter un tel scénario : «Si nous continuons à économiser l’énergie comme nous le faisons depuis quelques mois (…) et que nous continuons de remettre en service nos réacteurs nucléaires comme prévu, nous y arriverons. C’est entre nos mains».

L’exécutif s’«adaptera» pour que la hausse des prix de l’énergie reste «plafonnée»

Le «quoi qu’il en coûte» a laissé des traces. Si l’exécutif ne cesse de répéter qu’il a stoppé le dispositif exceptionnel mis en place durant la crise sanitaire, les chèques, coups de pouce, et autres primes, n’en finissent pourtant pas de se multiplier depuis. «À chaque fois qu’il le faudra, le gouvernement adaptera ses réponses, comme il l’a fait à chaque instant», a ainsi prévenu le chef de l’État, après avoir relevé que «les prix de l’énergie ont atteint des niveaux historiques». «La hausse restera plafonnée dans notre pays», a-t-il poursuivi. Évoquant «nos artisans boulangers (et) nos entreprises les plus industrielles», il leur a assuré qu’ils bénéficieraient «dès demain» de nouvelles «aides adaptées, en plus du bouclier tarifaire déjà mis en place».

«Cette année» 2023 «sera en effet celle d’une réforme des retraites»

Il a suffisamment reculé, il est désormais temps de sauter. Après y avoir renoncé durant son premier mandat, et après l’avoir encore reportée d’un mois cet hiver, Emmanuel Macron a certifié que «cette année (2023) sera en effet celle d’une réforme des retraites», dont la présentation est fixée au 10 janvier prochain. «Il nous faut travailler davantage», a-t-il insisté, disant vouloir «assurer l’équilibre de notre système pour les années et les décennies à venir». Sans trancher le débat encore en cours sur l’âge légal de départ, le président a indiqué que «l’allongement de nos carrières (…) sera progressif», et qu’il «se fera par étapes, sur près de dix ans». De même, il a aussi vanté un texte «juste», en ce qu’il permettra «d’améliorer la retraite minimale» à 1200 euros, et tiendra «compte des carrières longues, des carrières hachées, des difficultés de certains métiers».

Une ode au «travail», évoqué une douzaine de fois à la faveur d’une anaphore

Une anaphore pour bien insister sur le message. S’il a évoqué de nombreux sujets lors de son intervention, Emmanuel Macron a fait du «travail» le fil rouge de son propos. Louant dans un premier temps pêle-mêle le «travail de transformation», le «travail au plus près du terrain», ou encore le «travail du gouvernement (…) et du Parlement», il s’est ensuite livré à une anaphore consacrée à cette valeur qu’il chérit tant – «C’est par notre travail et notre engagement».

«Nous pourrons faire face» en cas de nouvelle vague de Covid-19

Les images venues de Chine rappellent de mauvais souvenirs. D’autant que le contexte épidémique actuel – grippe et bronchiolite -, a remis le secteur hospitalier en tension. Pour autant, «nous saurons faire face» si «nous avions à nouveau à subir une vague de Covid», a affirmé le chef de l’État. «D’abord grâce à l’usage raisonnable et adapté des gestes barrières contre le virus que nous avons appris ensuite grâce à la vaccination qui a montré son efficacité. Et j’incite ce soir tous nos compatriotes de plus de 70 ans en particulier, à faire leur rappel ou à se faire vacciner si ce n’est pas déjà fait. Enfin, en testant, en séquençant, en établissant des contrôles aux frontières» pour les voyageurs en provenance de pays à risques, a-t-il indiqué, comme cela sera le cas «dès demain» pour la Chine.

«La transition écologique est une bataille que nous devons gagner»

Il veut en faire l’un des axes forts de son quinquennat. Après un été marqué par les effets visibles du réchauffement climatique – épisodes caniculaires, incendies ravageurs, etc. -, le chef de l’État a estimé que «la transition écologique est une bataille que nous devons gagner». «La planification écologique sera l’instrument de ce dépassement historique pour baisser nos émissions de CO2 et sauver notre biodiversité», a-t-il encore insisté, alors qu’un texte sur l’accélération de la production d’énergies renouvelables sera bientôt examiné à l’Assemblée nationale, avant celui sur le nucléaire.

Aider «sans faillir» les Ukrainiens, «jusqu’à la victoire» face à la Russie

Il sait que sa position a pu créer des malentendus. Soucieux de soutenir l’Ukraine, tout en préservant par ailleurs la possibilité d’un éventuel futur dialogue avec la Russie, Emmanuel Macron a voulu rassurer le peuple de Volodymir Zelensky sur ses intentions. Évoquant des «amis», il leur a lancé : «Nous vous respectons et nous vous admirons. Votre combat pour la défense de votre nation est héroïque et il nous inspire. Et durant l’année qui s’ouvre, nous serons sans faillir à vos côtés. Nous aiderons jusqu’à la victoire et nous serons ensemble pour bâtir une paix juste et durable. Comptez sur la France et comptez sur l’Europe».

JForum.fr et le Figaro

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